Reza Bastani Namaghi
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Un autre style de plaidoyer : La logique juridique face à la justification des crimes

Un autre style de plaidoyer : La logique juridique face à la justification des crimes

« Je suis la mère d’un garçon qui est parti à l’école avec un pull bleu et n’est jamais revenu… Notre maison est devenue si silencieuse, c’est comme si cent personnes l’avaient désertée. »

C’est le témoignage de la mère de Makan, sept ans, écolier à Minab. Il a fallu 38 jours de fouilles pour ne retrouver qu’une seule de ses chaussures, associant à jamais le nom de ce petit garçon au statut tragique de « porté disparu ».

Cette douleur était déjà inscrite dans la sombre mémoire des guerres : lors de la frappe aérienne de Dahyan, au Yémen, en 2018, qui a ensanglanté les cartables de l’UNICEF ; lorsque, à Gaza, les écoles de l’ONU se sont transformées en abattoirs ; et lorsqu’en Irak, la vie de milliers d’enfants a été fauchée sous des bombardements justifiés par des slogans tels que « liberté » et « intervention humanitaire ».

Les survivants de ces tragédies ne demandaient qu’une chose : le droit à la vie. Après avoir été témoin de tant d’atrocités flagrantes à travers le monde — et alors que le deuil frappe aujourd’hui l’école de Minab, en Iran —, je n’aurais jamais pensé que la machine à tuer puisse être justifiée par un vocabulaire académique au nom sacralisé des « droits de l’homme ».

Pourtant, au milieu de cette guerre dévastatrice, j’ai lu, dans la rubrique « POINTS DE VUE » de la prestigieuse revue juridique française Dalloz, un texte qu’il m’a semblé impératif de ne pas laisser sans réponse, sous peine de trahir le sang de ces enfants. À travers ces justifications, on met dans la bouche des victimes des mots qu’elles n’ont jamais prononcés.

Charles Bukowski a dit un jour : « Le style est la réponse à tout. Une façon nouvelle d’aborder une chose ennuyeuse ou dangereuse. »

J’ai donc décidé d’exprimer cette souffrance dans un tout autre style. J’ai essayé de répondre à cette approche justificatrice, non pas par des cris ou par l’émotion de la souffrance, mais avec le langage froid, précis et tranchant de la « logique juridique ».

J’espère que cet écrit servira de signal d’alarme. Ma réponse a également été publiée sous la rubrique « POINTS DE VUE », avec les références suivantes :

Titre : L’Iran sous l’ombre d’une ingérence meurtrière
Revue : Recueil Dalloz
Année de publication : 202e année
Date : 4 juin 2026
Numéro : n° 21 / 8130e
Pages : 959 à 961

Je remercie le comité de rédaction de m’avoir permis d’exposer mon analyse, et particulièrement le Rédacteur en chef, Monsieur Alain LIENHARD.
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